À la découverte des richesses remarquables de Fribourg lors de la sortie culturelle organisée par la MI
Chaque détail recèle des informations importantes sur l'histoire et la signification de la cathédrale de Fribourg.
Dès le trajet entre la gare et le couvent des Franciscains, dans la vieille ville de Fribourg, Urban Fink, directeur de la Mission Intérieure, a mis en évidence l’importance de la ville sur la Sarine pour le catholicisme suisse à l’aide de deux exemples : fondée par les Zähringen, Fribourg est restée catholique pendant la Réforme – et est 1889 devenue la ville universitaire des catholiques suisses. Mais Fribourg n’est pas en reste non plus en matière d’éducation des enfants et des jeunes : au début du XIXe siècle, le père franciscain Grégoire Girard a fondé une école primaire publique et était considéré comme le « Pestalozzi catholique ».
Un chef-d’œuvre du « Maître des œillets »
Dès 1256, les premiers frères mineurs, appelés « Cordeliers » ou encore « Franciscains noirs », s’installèrent à Fribourg en tant que membres de l’ordre de saint François. Quelques années plus tard seulement, ils purent ouvrir un couvent qui, avec son église typique des ordres mendiants, reste aujourd’hui encore un lieu spirituel important de la ville.

Urs Staub, membre du comité de la Mission Intérieure, a notamment attiré l’attention des participants intéressés sur ce qu’on appelle le « retable des Œillets », l’une des œuvres d’art médiévales les plus importantes d’Europe. Autrefois, le monastère servait également de lieu d’accueil diplomatique et son église avait accueilli la première assemblée plénière de la Confédération des dix cantons.
Lukas Camenzind, archiviste du monastère franciscain, a présenté d’importants manuscrits et des imprimés anciens provenant de la bibliothèque, et a souligné que le monastère abritait également un atelier de reliure.

Aujourd’hui, la majeure partie des locaux du monastère est louée. Le frère Daniel Brocca, gardien du monastère, a expliqué que l’entretien de cet important patrimoine culturel posait sans cesse de nouveaux défis. Actuellement, ce sont l’éclairage intérieur de l’église et la rénovation de la toiture qui doivent être pris en charge. Le frère Daniel a toutefois pu souligner que la communauté pouvait compter sur un soutien important et fidèle. Elle est soutenue aussi par la Mission Intérieure avec la collecte de l’Épiphanie 2026.
Hôtel de ville et cathédrale
L’hôtel de ville de Fribourg, qui fut d’abord celui de la ville puis celui du canton, était autrefois un grenier à blé. C’est avec grand plaisir que Bernhard Altermatt a présenté en détail la salle du Grand Conseil du canton de Fribourg, vieille de plus de 500 ans. Ce politicien du centre, qui présidera le Grand Conseil fribourgeois l’année prochaine, a clairement souligné l’importance que revêtent pour lui, dans le cadre de son activité politique, les liens historiques et religieux entre l’histoire de la ville et celle du canton.

La cathédrale Saint-Nicolas a été construite à l’origine entre 1283 et 1490 pour servir d’église municipale. Fribourg appartenait autrefois à l’évêché princier de Lausanne. Ce n’est qu’en 1924 que la ville est devenue le siège épiscopal de l’actuel diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, et que l’église, élevée au rang de chapitre de chanoines par le Conseil de Fribourg en 1512, a ainsi acquis le statut de cathédrale. Depuis 1798, l’église Saint-Nicolas appartient au canton de Fribourg, qui est donc responsable de son entretien. Le banc des chanoines, entièrement conservé et le plus ancien de Suisse, ainsi que la mise au tombeau du Christ datant du XVe siècle revêtent une importance particulière.
De remarquables vitraux du XXe siècle
Au cours de son intervention, Urs Staub a souligné que, d’un point de vue historique et artistique, cette église était injustement reléguée dans l’ombre d’autres cathédrales de la Suisse. Les vitraux de style Art nouveau sacré réalisés par Józef Mehoffer entre 1896 et 1936, offerts par une confrérie, expriment, grâce à leurs couleurs vives, un langage presque fantastique.
Les 70 participants à l’excursion ont écouté ces explications avec grand intérêt. Et bon nombre de membres de ce groupe hétéroclite se réjouissent déjà de l’excursion culturelle la MI de 2027.
